Top 10 des photos les plus marquantes de 2019

Fin décembre : est venu le moment de se remémorer quelques temps forts de l’année écoulée ! Comme je l’avais fait pour 2018, je vous propose ci-dessous un petit “Top 10” de mes plus belles émotions de photo animalière en 2019.

La différence, cette année, est que j’ai changé de région (je suis passé de la Normandie à la Drôme), et que j’ai eu la chance d’observer une multitude de nouvelles espèces… Mais il me faut ne retenir que 10 photos : 10 moments spéciaux que j’ai sélectionné avant tout pour leur portée émotionnelle, et dans la mesure du possible, leur intérêt artistique. 

Quelle photo préférez-vous ? 

10 – L’écureuil de la ruine

© Oeil Sauvage / Richard Holding

Quand j’ai décidé de déménager dans la vallée de la Drôme, en janvier, il n’y avait que 2 annonces immobilières disponibles pour des locations. Il faut dire que j’étais un peu exigeant : je ne voulais pas d’un appartement en ville ! La première annonce n’avait pas de photo. Quand j’ai appelé, le locataire d’alors m’a décrit l’endroit : studio en duplex au cœur d’un lieu-dit constitué de 3 maisons, des champs, une forêt, un ruisseau, un accès au jardin… Et une ruine en pierres. “Le matin je vois régulièrement un écureuil courir sur les pierres, faut aimer la nature ici” me dit-il… Pas besoin de m’en dire plus ! 

En visitant cette petite “caverne”, je tombe tout de suite sous le charme : j’ai une grande fenêtre avec aucun vis-à-vis qui donne directement sur le jardin semi-sauvage et la ruine avec ses 4 murs toujours debout, en partie recouverts de végétation.

Je ne mettrai pas longtemps avant d’observer (et de photographier directement depuis ma fenêtre !) l’un de mes petits voisins rouquins passer sur la vieille bâtisse 🙂 

En 12 mois, j’ai fait un certain nombre de photos différentes de la famille (j’ai repéré au moins 3 écureuils différents), mais je vous partage ici la toute première photo, qui est aussi à mon goût l’une des plus réussies. C’était le 7 février 2019.   

9 – La salamandre de Chabrillan

© Oeil Sauvage / Richard Holding

Avril 2019. Je me promène avec deux amis sur le chemin forestier qui serpente dans la petite vallée du ruisseau, derrière chez moi. On discute, on discute… puis Clémence me retient par le bras : “attention !” Une seconde de plus et je marchais sur cette salamandre tachetée ! Animal très discret, et lent à se mouvoir, j’ai tout mon temps pour m’allonger au sol et lui tirer le portrait. Un amphibien que je n’avais encore jamais photographié, ni même vu depuis mon enfance !

8 – Le pique-nique des castors

© Oeil Sauvage / Richard Holding

Mes premières balades en bord de Drôme avaient été assez décevantes en termes d’observations : c’est un peu normal, quand on découvre un lieu pour la première fois, on ne sait pas où donner du regard. Mais j’ai vite appris que des familles de castors habitaient ici, et au vu des nombreuses traces laissées par ces animaux (arbres sciés à coups de dents !), je savais que tôt ou tard j’arriverai à en voir (et peut-être photographier). Hélas, l’animal a des mœurs plutôt nocturnes ! Sauf au printemps (mai-juin), où l’on peut tout à fait en croiser au moment du coucher de soleil. Et grâce à une collègue de travail, qui en observait régulièrement devant chez elle, j’ai trouvé un “spot” plutôt sympa, même si les conditions de lumière n’étaient pas des meilleures pour la photo. Reste que l’émotion a été pour moi immense – assister au repas tranquille d’une petite famille de castors en plein milieu de la Drôme, par une chaude soirée de printemps, et revenir avec quelques photos et vidéos en bonus, quel bonheur ! 

7 – Féerie de cincle plongeur

© Oeil Sauvage / Richard Holding

Autre habitant de la rivière Drôme, joufflu lui aussi, mais beaucoup plus petit : le cincle plongeur ! Hélas, mes quelques affûts réalisés au cours de l’année pour lui tirer le portrait n’ont pas été totalement satisfaisants. J’avais déjà vu cet oiseau quelques fois (Slovénie, Ecosse et Auvergne), mais sans jamais pouvoir correctement le mettre en boîte… Il me manquait donc l’émotion photographique ! Chose que j’ai enfin pu vivre, en octobre, mais pas dans la Drôme. Ce sont les Alpes italiennes qui m’ont finalement porté chance. Et en plus, je n’ai même pas eu besoin de faire d’affût – je me suis juste allongé au bord de l’eau, derrière un peu de végétation, et utilisé ma plus longue focale (420mm). 

6 – L’insecte géant

© Oeil Sauvage / Richard Holding

Restons en Italie, car c’est ici que j’ai enfin vu, de près, l’un des animaux sauvages les plus mythiques des Alpes : le bouquetin ! 

Sur la photo choisie pour ce top 10, je n’étais pas très près pour le coup, mais il s’agit de la toute première photo faite pendant ce séjour de 10 jours dans une vallée sauvage du “Gran Paradiso”. C’était en fin de journée, l’ambiance était totalement fantastique, avec la pluie, la brume dans la forêt, et mon amie qui tout à coup m’arrête et pointe du doigt : “regarde, c’est quoi c’est bête ? On dirait un insecte géant !” Je mets longtemps moi aussi pour comprendre ce qu’elle veut dire, car l’animal était dans l’obscurité ; mais il a suffi que je me déplace de quelques mètres pour mettre en évidence ces deux grandes cornes se détachant du fond. 

5 – Coucou puis s’en va

© Oeil Sauvage / Richard Holding

Voici un grand classique de la photo animalière : on fait un affût dans l’espoir de photographier une espèce en particulier, et c’est une autre qui lui prend sa place !  En l’occurence, ce jour-là, je surveillais une loge de pic noir, lorsque ce coucou gris s’est posé entre deux arbres à ma droite. Un oiseau que l’on entend facilement, mais qu’il est beaucoup plus rare d’observer à l’oeil nue ! J’ai juste eu le temps de faire 3 ou 4 photos avant qu’il ne s’envole vers d’autres horizons. 

4 – Elle voulait des coquelicots

© Oeil Sauvage / Richard Holding

C’est un peu la photo carte postale, mais encore faut-il la faire ! Depuis des années j’avais cette photo en tête d’un chevreuil au milieu d’un champ de coquelicots fleuris. Le rêve est devenu réalité en juin 2019 ! La lumière du jour était déjà déclinante et les couleurs auraient pu être plus vives, mais je suis très heureux d’avoir été témoin de cette scène, surtout quand on sait à quel point ces prairies parsemées de rouge sont devenues rares ! 

3 – Les yeux de la chouette

© Oeil Sauvage / Richard Holding

Vous qui me suivez, vous savez que j’ai eu la chance d’avoir pour voisins, deux années durant, un couple de chevêches d’Athéna, dans l’Eure. Le scénario ne s’est hélas pas répété dans la Drôme. Mais pendant l’été, j’ai pu entendre depuis chez moi pour la première fois de ma vie un autre rapace nocturne, assez commun dans le Sud : le hibou petit-duc. Et puis vînt cette matinée de septembre, qui me marquera à jamais. Je me fais réveiller par le cri des passereaux, qui sont ce matin-là étrangement excités… Un coup d’oeil par la fenêtre, et je vois merles, rouge-gorge, grimpereau, pinson et d’autres qui semblent se chamailler dans le tilleul qui se trouve face à ma fenêtre. Mais non ! Ils s’allient pour faire fuir un autre oiseau, fraîchement arrivé dans la nuit : une chevêche d’Athéna ! Avec beaucoup de réussite, je parviens à faire quelques vidéos ainsi que cette photo assez inattendue entre les feuilles. Depuis ce jour, je ne l’ai plus jamais revu… Sans doute un jeune migrant en recherche d’un territoire où s’installer ! 

2 – Une branche exotique

© Oeil Sauvage / Richard Holding

Sur le plan artistique et technique, la photo est très imparfaite. Mais l’observation naturaliste, elle, est vraiment extraordinaire : nous avons ici un guêpier d’Europe posé sur la même branche qu’un… loriot ! Le loriot est un peu le Graal de beaucoup d’ornithologues – un oiseau que l’on entend facilement, mais qu’il est extrêmement difficile de repérer, en ce qu’il est très souvent caché dans la canopée. Avant cette photo, je n’en avais eu que de brefs aperçus… C’est un oiseau qui rend fou ! Il peut chanter à quelques mètres devant vous, et malgré son plumage jaune-banane, passer complètement inaperçu… Ce qui rend cette photo encore plus magique, c’est que je l’ai réalisée depuis ma propre fenêtre, en pantoufles ! 

1 – L’aigle et le chamois

© Oeil Sauvage / Richard Holding

Et voici la photo que j’ai choisie pour figurer en tête de mon top 10. A l’instar de la photo précédente, la scène est tout aussi extraordinaire : on y voit dans le même plan un chamois et un aigle royal, posés l’un pas trop loin de l’autre, et qui semblent se jauger du regard. L’observation est rare, et cette fois-ci, je suis pleinement satisfait de la qualité artistique de la photo. Malgré la distance (je me trouvais à plus de 400 mètres d’eux je pense), la lumière en contre-jour permet de mettre en valeur les animaux, et donne à l’arrière-plan une ambiance quelque peu onirique. Mais pas de secret : j’ai juste eu la chance de me trouver au bon endroit au bon moment ! 

Les émotions ça se partage !
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9 réponses sur “Top 10 des photos les plus marquantes de 2019”

  1. Mon cher Richard,

    C’est avec grand plaisir que je lis et regarde t’es magnifique photos.
    Ça me rapproche de la nature et me fait un grand bien.
    Au plaisir de venir partager avec toi.
    Antso

  2. Merci Richard pour la poésie, l’émotion et la beauté à l’état naturel que tu nous offres toute l’année!
    2020 sera sans doute pour toi l’occasion d’élargir tes randonnées dans la Drôme et alentours pour ton et notre plus grand plaisir!
    Très belle nouvelle année à toi !
    Bises !!!
    Blandine

  3. Alors, pour être franche, j’aime toutes les photos que vous avez choisies…. mais j’ai 3 préférées : Les yeux de la chouette, L’écureuil de la ruine et L’insecte géant 🙂
    Je vous l’ai déjà dit, mais je vous envie la vue depuis votre fenêtre 😉

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