Petites rencontres sauvages en Catalogne

En avril 2026, nous avons passé une petite semaine au Nord-est de la Catalogne, dans une région volcanique préservée et assez peu touristique. Au menu des plaisirs : balades dans la nature, à la découverte de la flore et de la petite faune locales !

Nous étions basés à Castelfollit de la Roca, une magnifique petite cité perchée sur une immense curiosité basaltique entourée de verdure. À son pied coule la belle rivière El Fluvia.

© Richard Holding / Oeilsauvage.fr

Le premier matin, alors que nous prenions le petit déjeuner dans le jardinet de notre location, nous avons eu la belle surprise de voir chanter une huppe fasciée. Elle était totalement à contre-jour, face au soleil levant, posée sur une haute branche d’un grand cèdre.

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Jour 1

Pour notre première randonnée, nous avons choisi de nous rendre dans le parc naturel Alt Garrotxa qui ressemble à s’y méprendre aux Cévennes françaises, avec ses petites routes tortueuses et ses impénétrables forêts de chênes verts.

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Après quelques centaines de mètres à marcher sur le bitume, une piste ombragée nous a conduit dans le creux d’une vallée, entourée de falaises, où nous avons vu chasser un circaète Jean-le-Blanc. Trop loin pour la photo, hélas !

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Plus loin, nous avons pris la direction d’une petite église pittoresque très recluse, totalement inaccessible en véhicule.

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Le lieu offre une vue sublime sur la vallée et les montagnes boisées des alentours, un endroit idéal pour sortir le casse-croûte ! Ave ce ciel bleu, j’espérais la visite d’un rapace, mais ce sont des hirondelles de roche qui ont fait le show aérien, circulant avec leur frénésie habituelle autour du petit édifice religieux.

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L’après-midi, sous un soleil chaud et lumineux, de nombreux papillons étaient de sortie. Parmi eux, la magnifique Proserpine (Zerynthia rumina de son nom scientifique), une pure merveille !

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C’est un papillon de taille moyenne, qui se différencie de la célèbre Diane avec qui on peut le confondre par la présence de tâches rouge sur ses ailes antérieures.

Territoriale, la Proserpine se pose assez régulièrement sur les fleurs et les plantes, ce qui simplifie évidemment la tâche du photographe ! Après l’avoir immortalisée immobile, sous toutes ses coutures, je me suis lancé le défi de la prendre en plein vol. Beaucoup d’échecs, évidemment, mais j’en ai pu sauver au moins une lors du tri des photos. Elle manque clairement de netteté, mais le flou de l’envol évoque clairement sa vélocité !

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Après ce bien agréable shooting improvisé, le chemin du retour nous a fait sortir de la forêt et longer plusieurs prairies recouvertes de pissenlits montés en graine.

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La fin de la promenade nous fait a prendre un superbe petit pont en pierre vieux de plusieurs siècles, construit au-dessus la rivière Llierca. Nous surprendrons dans ce secteur plusieurs pipits, mais mes photos ne sont pas assez réussies pour les montrer ici !

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Jour 2

Pour le 2e jour, nous avons choisi de faire une longue randonnée autour du Puig d’Estela. Le circuit est principalement forestier, avec un mélange de hêtres, de chênes et de pins. Après une bonne heure et demie de marche, nous avons entendu le chant mélancolique si caractéristique du bouvreuil pivoine. Nous nous sommes immobilisés pour tenter d’apercevoir l’oiseau, qui semblait tout proche. Bingo !

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Et il n’était pas seul : Mme bouvreuil faisait partie du voyage. Son plumage est plus terne, mais elle est tellement discrète qu’il est rare de l’apercevoir, je suis donc bien heureux d’avoir pu la photographier également !

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Et ce sera à peu près tout, cette randonnée-là, en termes d’observations… Un coucou gris nous est bien passé tout près, mais bien trop peureux et volatile pour espérer l’immortaliser !

Le soir, de retour au logement, un superbe bruant zizi s’est montré l’espace d’un instant dans un arbre du jardin voisin.

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Jour 3

Le 3e jour, nous avons choisi une randonnée aller-retour dans la magnifique petite vallée boisée de la rivière Sant Llucia de Puigmal. Côté flore, quelques chardons géants ont d’abord agrémenté notre avancée.

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La balade, en pente douce, nous a emmenés jusqu’à un très vieux pont sous lequel coule une somptueuse petite cascade. Un pur bonheur à photographier dans cette ambiance de rochers, de mousses et de verdure !

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Non loin de là, je suis tombé sur un orvet commun en plein milieu du chemin. Peu farouche, tant qu’on ne fait pas de mouvements lourds et brusques, ce curieux lézard sans pattes s’est laissé photographier sous son plus beau profil. Ma dernière rencontre avec cette étonnante créature remonte à 2018, en Normandie !

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Jour 4

Le 4e jour, nous sommes allés un peu plus au sud, et un peu plus en altitude, pour visiter la zone naturelle du serre de Puigsacalm-Bellmunt.

Avant d’accéder au plateau, en partant du Coll Braccons, un sentier tortueux nous fait passer dans une très vieille hétraie où poussent des tapis entiers de jacinthes sauvages, différentes des habituelles clochettes que l’on trouve sous non contrées.

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Après quelques recherches, il semblerait que ce soient des jacinthes d’Espagne, une espèce propre à cette région.

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Une fois sortis de la forêt, nous avons foulé de magnifiques prairies fleuries, avec des vues à couper le souffle sur les différents massifs des alentours.

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A l’approche du sommet, nous découvrons avec étonnement des parterres de jonquilles sauvages miniatures. Plutôt insolite !

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Parmi les fleurs plus habituelles rencontrées, des coucous, des violettes, des muscaris ainsi que la resplendissante gentiane bleue, toujours un régal à photographier…

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En redescendant par la forêt, une femelle de pinson des arbres s’est laissée surprendre au milieu des jacinthes, posée sur une petite branche proche du sol.

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Jour 5

Pour l’avant-dernier jour de notre séjour, je suis allé seul prospecter un peu les bords de la rivière El Fluvia, en partant à pied depuis le logement.

Plusieurs martins-pêcheurs ont fusé au-dessus de l’eau, mais aucun n’a voulu se poser près de mon affût improvisé. Pas plus que les bergeronnettes des ruisseaux, pourtant présentes en grand nombre ! Tant pis, je me suis tourné vers d’autres passereaux, notamment l’ami Georges, toujours en première ligne pour se faire tirer le portrait.

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Un peu plus loin, c’est Simon le héron qui prenait le soleil au bord de l’eau, en attendant qu’un poisson passe sous son grand bec.

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Quant à moi, ma plus belle « pêche » de la journée a été un oiseau très sonore au printemps, mais souvent très compliqué à observer. J’ai nommé Marcel le rossignol !

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Et voilà pour ces quelques jours de balades passés au Nord de la Catalogne où, curieusement, nous n’avons pas croisé le moindre mammifère sauvage mis à part un chevreuil, un matin, lorsque nous roulions en voiture.

Je vous laisse avec une photo de la magnifique Costa Brava, où nous nous sommes brièvement arrêtés lors du trajet retour !

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Je vous dis à très vite pour une nouvelle histoire !

Les émotions ça se partage !

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