La sittelle torchepot, de la mangeoire du jardin à la loge forestière

Si vous avez lu le compte-rendu de ma rencontre forestière avec les renardeaux et le chevreuil, en mai 2018, vous vous souvenez peut-être que je finissais en évoquant ma découverte d’une loge de sittelle torchepot (sinon, c’est ici !). La sittelle n’est pas une espèce rare, ni menacée. Malgré cela, et bien qu’elle pousse des cris assez nerveux et sonores, il n’est pas toujours aisé de l’observer, car elle est tout de même moins fréquente que les merles, mésanges, pinsons et Continuer la lecture de « La sittelle torchepot, de la mangeoire du jardin à la loge forestière »

Un hibou peut en cacher deux autres…

Une journée de mai 2017. Comme tous les soirs en revenant du travail,  j’aime assister à travers la fenêtre du salon au va-et-vient des derniers oiseaux de jour, avant l’entrée en scène des deux petites chouettes chevêches du jardin voisin ; cachées dans les branchages en journée, il n’est pas rare de les voir se mettre un peu plus en évidence, aux derniers rayons de soleil, souvent sur les mêmes perchoirs, mais pas toujours –  sinon ce serait trop facile ! Ce soir cependant, c’est un autre oiseau qui m’intrigue, là-bas, au loin…  Continuer la lecture de « Un hibou peut en cacher deux autres… »

De l’ombre à la lumière…

Si vous suivez régulièrement mes aventures photo-naturalistes, vous savez que début mai de l’année 2018, j’ai réalisé un vieux rêve : celui de la rencontre, pendant plusieurs minutes, de jeunes renards près de leur terrier, dans une ambiance forestière que j’aime à qualifier d’enchantée, tant mon émotion ce jour-là était immense… mais aussi, parce que les renardeaux n’étaient pas seuls : une chevrette se mêlait à leurs jeux ! Continuer la lecture de « De l’ombre à la lumière… »

La pie et l’écureuil

Dimanche 8 avril 2018, neuf heures du matin. Il fait moyennement beau en ce début de printemps, mais peu importe, je pense déjà à quel nouveau coin sauvage je vais pouvoir explorer. Comme d’habitude, je prends mon petit-déjeuner tout en observant le jardin, et au-delà, la prairie du voisin où vivent les chevêches, puis les champs qui s’étendent jusqu’à la Seine. Les jumelles sont Continuer la lecture de « La pie et l’écureuil »

Rencontre avec un lièvre du deuxième type (2/2)

A la fin de ma première partie de mon histoire du mystérieux lièvre blanc (lire), j’émettais la crainte de ne plus jamais le revoir, après la saison de la chasse… Pendant tout l’hiver, je ne suis pas retourné à la prairie où j’avais pu l’approcher de très près, en octobre 2017. J’ai préféré attendre le printemps et le Continuer la lecture de « Rencontre avec un lièvre du deuxième type (2/2) »

Rencontre avec un lièvre du deuxième type (1/2)

Entre la Seine et les collines forestières de l’est eurois, quelques villages ont heureusement conservé une part de champêtre, malgré la domination de l’agriculture intensive, et la construction croissante de nouveaux pavillons à la périphérie des bourgs qui mordent de plus en plus sur les espaces sauvages. La région parisienne n’est en effet qu’à quelques kilomètres, assurant ainsi à cette région mitoyenne du Vexin un sort tout autre que celui de la désertification rurale que connaissent d’autres départements. Continuer la lecture de « Rencontre avec un lièvre du deuxième type (1/2) »

Les bernaches, ces « indésirables » migrantes…

Grande et belle oie originaire d’Amérique du Nord, la bernache du Canada a  été importée par l’homme en Europe dès le XVIIe siècle pour ornementer les jardins et satisfaire les jeux des chasseurs. Comme tant d’autres espèces importées artificiellement par l’homme, la bernache s’est (trop) bien adaptée à son nouveau milieu, et d’espèce exotique, la « chum » des Canadiens est progressivement devenue l’invasive des Européens et même, depuis 2016, la nuisible des Français… pour la plus grande joie des férus de la gâchette. Continuer la lecture de « Les bernaches, ces « indésirables » migrantes… »